Appendice : Articles et filmssur la Maison d’enfants de Sèvres Radio 44, – novembre 1944 Le Monde N°180 – juillet 1945 La Femme, N°10 – juillet 1945 Marie-France, N°54 – novembre 1945 Tel Quel, N°8 – novembre 1945 Le Populaire, N°6798 – décembre 1945 Cité-Soir, N°252 – avril 1946 Cité Soir, N°251 – avril 1946 Le Progrès Social, N°82 – juin 1946 Le Figaro, N°597 – juillet 1946 L’Aube, N°2982 – juillet 1946 Pages Sofiales, N°18 – juillet 1946 Paris-Ouest, N°21 – août 1946 Ici-Paris, N°76 – novembre 1946 La République du Sud Ouest, N°743 – mars 1947 Le Monde, N°845 – octobre 1947 Les Carnets de l’Econome, N°160 – novembre 1948 Force Ouvrière, N°165 – février 1949 Information pédagogique, N°2, – mars 1949 Force Ouvrière, N°234 – juin 1950 Cahier Français d’Information, N°157 – juin 1950 Maisons d’enfants de France, N°18 – avril 1954 Aux Ecoutes , N°1617 – juillet 1955 France-Dimanche, N°474 – octobre 1955 La Vie du Rail, N°566 – octobre 1956 La Famille et l’Ecole, N°63 – juin 1958 Lecture pour tous, – juillet 1958 Information des cours complémentaires, N°4 – 1958 Le Parisien, N°4796 – février 1960 Le Coopérateur de France, N°255 – septembre 1960 Détective, N° 693 Films Philippe Este, pour les Actualités Françaises, rue François Premier Victor Vicas, la Petite République, avec au générique du film, Henri Lavoral, Norman Borisoff, Jean-George Auriol et Madeleine Carroll Etienne Lalou et Igor Barrère, télévision, septembre 1959 |
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La Maison des Enfants de Sèvres semble avoir continué sa vie et ses expériences pédagogiques à Meudon. Collège Jean Marie Guyot, 17, avenue Eiffel, 92190 Meudon. Maison d'Enfants du Château de Bussière Si vous en savez plus, nimélez-moi. Un couvent Oblate semble avoir occupé la même adresse, à d'autres moments? J'aimerais plus d'information sur les Oblates de Sèvres et sur ce couvent en particulier – une photo ? La présence Oblates à Sèvres s'est d'ailleurs poursuivie en 1946 par la mission ouvrière Saint-Étienne, à proximité des usines Renault. Le projet de la fondation précisait que la résidence abriterait trois religieux participant à la JOC, qu'ils vivraient de leur travail et, en partie, du traitement que pourrait leur offrir le mouvement. Référence sur les maisons d'enfants: (1944-1960) ; Les Belles lettres ; Kathy Hazan regrette dans une Lettre de la CCE de n'avoir eu que très peu d'information sur la Maison des Enfants de Sèvres. |
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Paru dans Qui vive n°40 décembre 1985 Yvonne "le goéland" Le 1er novembre 1985 s'est éteinte, à 87 ans Yvonne Hagnauer. Yvonne Hagnauer a toujours été extrêmement réservée sur ce qu'elle avait fait. Même les militants du P.S. de Meudon - elle faisait partie de la section - l'ignoraient et à sa mort ont découvert, étonnés, qu'ils avaient côtoyé une véritable héroïne si on veut bien ôter à ce mot son clinquant habituel. Lorsque arriva la guerre de 39-45, Yvonne Hagnauer avait déjà une longue habitude de la résistance. Elle avait longtemps milité, avec son mari Roger, dans les mouvements syndicalistes, socialistes pacifistes. Conseillère de l'Education Nationale pour le département de la Seine, elle est révoquée en 1939 pour avoir co-signé avec Louis Lecoin le tract « Paix immédiate ». En 1941, elle fonde la « Maison d'Enfants de Sèvres », centre ouvert par le Secours National pour héberger des enfants sous-alimentés et abîmés par la guerre. Il était alors situé rue Croix Bosset à Sèvres. Elle en fit un refuge pour les persécutés du nazisme. enfants et adultes. Elle accueillait des enfants juifs mieux, elle allait les chercher jusqu'au Vel d'Hiv au moment de la grande rafle, changeait leur nom et les soustrayait au danger. Ceux qui lui doivent la vie s'en souviennent aujourd'hui. Avait- elle des appuis ? Même parmi ses proches on ne le savait pas. De cette action qui lui valut de nombreuses distinctions, le grade de chevalier de la Légion d'Honneur , la médaille des justes en lsraël, elle ne parlait jamais, se contentant de dire lorsqu'on l'interrogeait sur son passé « Je me suis occupée d'enfants ». C'est que c'était à ses veux son seul titre de gloire. Cette maison d'enfants devint un haut lieu de l'éducation, un creuset où se forgea "l'éducation nouvelle".A l'intérieur de ce qui ne devait être au départ qu'un centre aéré, elle avait ouvert une école. Les professeurs avaient leur bac ou le brevet supérieur, mais la plupart du temps étaient eux aussi des exclus, des gens révoqués de l'enseignement public. A la Libération, l'école devint une vraie école publique. Elle l'est restée aujourd'hui elle est à Meudon, rue Eiffel. Ce qui la caractérisait, c'étaient les rapports entre les gens qui y vivaient. Les monitrices, moniteurs, étaient désignés par un totem, nul ne Savait parfois leur véritable identité. Aujourd'hui encore ceux qui les ont bien connus parlent de « Goéland » (Yvonne Hagnauer), de « Pingouin » (son mari)... Madeleine Alary était « Croc Blanc »... Elle rêvait de créer une petite république (un film américain a été réalisé sur ce sujet). La vie relationnelle y tenait la première place. L'enseignement était inspiré des méthodes Decroly. Des artistes venaient y développer le sens culturel (Jacques Douai, le mime Marceau...) Depuis, les «anciens» venaient souvent se ressourcer auprès d'elle. Ceux à qui elle avait sauvé la vie, ceux à qui elle avait appris la vie. Ils ne l'oublieront pas. |
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CONNAISSANCES DE Sèvres 30 Les HAGNAUER et le mime MARCEAU L'action pacifiste des HAGNAUER les amène fin 1939, devant le tribunal militaire; en déc., ils sont révoqués de l'enseignement. Ils créent, en oct. 1941, la "maison d'enfants de Sèvres" où ils reçoivent clandestinement des gosses abandonnés lors de l'exode de juin 4O, puis ceux dont les parents sont déportés par les nazis. Un jeune homme vient à Sèvres
peur assurer le secrétariat de la Maison : c'est Marcel MARCEAU né en 1923 : il amuse les enfants, leur fait oublier les horreurs vécues, avec ses gestes symbolisant action eu sentiments. Tous les gosses rient de bon cœur. Après la guerre en 46-49, MARCEAU fera partie de la Cie Renaud-Barrault. S'inspirant
En 1943, les 2/3 des enfants sont
des "clandestins"; ils
montent le sentier de la
Croix-Bosset en rasant les murs...
Ils sont entrés au moment du "black
out" favorable, car les Allemands sont dans Sèvres
à la Braves Yvonne et Roger: qui racontera votre dévouement? Ils continuent à Sèvres leur apostolat en faveur de l'enfance abandonnée. Il y a Edm. V., 5 ans, au dos rougi par un tisonnier que son père ivre lui a appliqué; il y a Jean-Pierre R., 6 ans, martyrisé par sa mère qui se prostituait... Yv. HAGNAUER reçoit la médailles des "Justes d'Israël, " attribuée à des non-juifs ayant sauvé des juifs au péril de leur vie. La Maison de Sèvres acquiert une réputation mondiale; ministres et personnalités viennent demander conseils à sa fondatrice; celle-ci reçoit la Légion d'honneur en 1959. Depuis 1947, le Service d'enseignement
de la Seine a pris en charge la Maison
dans le service des internats
primaires. Mais les
charges restent Note: Un grand merci à Mme Luc. H. qui nous A fait connaître le Dict. de biogr. franç. contenant une notice sur les Hagnauer. Nous avons utilisé Le Monde du |
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Mariette Porter écrit dans Sèvres en « La directrice, Mme Hagnauer, réunit une équipe de volontaires parmi ceux que frappent les lois raciales, les lois sur les sociétés secrètes, et ceux qui se sentent réfractaires aux obligations de toute nature que l'occupant « nazi » impose. La maison est, à l'origine, destinée à héberger des enfants de la région parisienne, victimes des restrictions alimentaires, mais elle évolue naturellement en refuge pour les enfants victimes de la guerre et des persécutions politiques. Au cours des années 1942, 1943, 1944, elle a abrité jusqu'à plus de soixante enfants, admis clandestinement, cependant que leurs parents subissaient la prescription et la déportation. » |
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Tire de l'histoire de l'OSE (musée de l'éducation) L'OSE: organisation qui s'occupait d'enfants juifs rescapes des camps de concentration (fixer le texte) La plupart des enfants
des maisons se situent dans les tranches d'age de six à dix huit ans. L'OSE s'est préoccupé, aussi des tout petits et des très grands. Le royaume des enfants non scolarisés est installé à Bruyères ( Les ), 2 rue Jules-Gevelot, Sèvres ( Hauts-de-Seine ), Préventorium et clinique pour enfants de 6 à 9 ans, annexe de la maison de Meudon- Bellevue, ouvert en , devenu en 1948 aérium pour les enfants d'Afrique du Nord en attente de départ pour Israël, fermé en . (voir aussi Petit Monde , Le). Petit Monde (Le ), appelé aussi " Melbourne House " , 69 route des Gardes, Meudon-Bellevue ( Hauts-de-Seine ), centre de santé pour petits enfants créé par la baronne Robert de Gunzbourg ; aménagé avec le concours de la branche O.S.E.- Australie et devenu home d'enfants et école de jardinières d'enfants, ouvert de juillet 1945 à 1948 pour les enfants de moins de 6 ans, puis transformé en 1948 en colonie sanitaire avec le concours de l'organisation suédoise Redda Barnen, branche suédoise du "Save the Children Fund" pour accueillir des enfants plus âgés venus du Vésinet et de Corbeville, fermé en 1950 ;( voir Bruyères, ( Les ), Corbeville ( Château de ) , Concordiale ( Villa ). Directeur : Mme Scheidt ( 1946 - 1948 ), Mlle J. Bloch ( 1947 ); Mme Jacqueline Jivy-Genste (1948- 1950 ) ; Simone Weill. |

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Dans Le Monde 1998 Yvonne était pacifiste; sa maison des enfants se faisait sous le couvert des oeuvres du Maréchal. Cela suffit pour la forcer hors du conseil municipal un peu après la guerre. |
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Oeuvres de Roger Hagnauer :
L'actualité de la Charte d'Amiens, Editions de l'Union des
syndicalistes, 1956
L'expression orale et écrite, Editions ouvrières, 1961
Des mots et des idées, Editions ouvrières, 1968
Deux jeunes parisiens en l'année du premier métro, Editions de
l'école, 1973
A propos des activités d'éveil, Editions de l'école, 1974
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